Tour de passe-passe

12 janvier 2011

Tour de passe-passe

Je me suis absentée un long moment et ne donnais plus de nouvelles du Pérou. J avais une bonne excuse: les fêtes correspondent ici aux grandes vacances et j étais partie sur les routes vous faire humer d autres Pérou. Sauf que, quelques habiles en ont décidé autrement et m ont tout volé. Vous excuserez donc cette ponctuation hératique.

Retour sur ce tour de passe-passe pour que vous soyez prévenus et nous continuerons l aventure normalement et sans accents.

Je n ai pas envie que ce post soit très long. Il rappelle une réalité que nombreux péruviens déplorent sur leur pays. Le vol à la tir est une spécialité locale au même titre que le « ceviche », ce plat de poisson cru cuit au jus de citron qui fait al fierté de la Côte. Une amie expatriée à qui je racontais ma mésaventure a conclu: « quand je me suis fait voler mon sac, on m a dit: te voilà péruvienne. On m avait baptisé. » Car, ici, on vole tout le monde: les sacs par les fenêtres des voitures, les billets chiffonés dans la main qui attendaient le poinçonneur du bus, les portables collés à l oreille et évidemment les touristes à chair blanche et étourdie. Le tout se retrouve en peu de temps au marché noir et, si l expérience vous arrive trop souvent, vous aussi pour racheter à celui qui vous l a volé le modèle équivalent. Je n ai pas de statistiques et ne crois pas que le pays soit plus dangereux que ses voisins. Ici, on parle du vol librement et on le déplore publiquement. Ce sont des choses qui se passent c est tout.

Dans mon cas ce fût rapide et sans douleur, la technique pour étourdies ou plutôt pour expatriée se pensant en terrain conquis. Auparavant j ai écumé les routes d Amérique latine sans qu il ne m arrive rien. J étais simplement attentive et c était suffisant. Là, je me sentais un peu chez moi, j ai baissé la garde et cela a suffi.

Le scénario. Près du terminal de bus, j entre dans un restaurant populaire avec des amis, je détache mon sac de l épaule et le pose près de moi contre le mur. Un homme s approche de la table, un peu maladroit, se plante devant nous, éparpille de la monnaie au sol et demande  » c est à vous? » On nie, interloqués. A peine quelques secondes passent… L alarme de mon ami péruvien s est réveillée en premier:  » ton sac? » Disparu. Des mains habiles et discrètes s en étaient chargées alors que nous avions l attention détournée. Evidemment on a couru mais les rues étaient pleines, le groupe trois ou quatre, le « magicien » en charge de vous mettre sur une fausse piste… Le butin évanoui.

J aurais pu aussi être victime de l autre grand classique latino: on vous éparpille des miettes, de la craie, de la glace sur votre blouson et vous signale « mademoiselle, attention vous vous ètes salie » alors qu une main fantôme se glisse de l autre còté dans votre sac à main ou ouvre le sac à dos. Il doit y en avoir d autres mais je suis allergique aux pages Faits divers…

Ma faute à moi était d avoir dans ce sac mon appareil photo, mon mini netbook et mes papiers. J étais la proie qu il fallait.

Cette petite anecdote pour vous expliquer mon silence et vous mettre sur vos gardes. Pour l aide que les péruviens m ont apporté toutes les fois où j étais perdue, empatouillée dans la langue ou menacé, selon eux, d être arnaquée, je ne peux pas leur en vouloir. Ils m ont juste rappelé que je n étais pas tout à fait chez moi… Ou plutôt si : ils m ont baptisé. Et en grandes pompes.

PS: Sur les prochains posts qui, rassurez vous, n auront rien à voir, veuillez excuser la ponctuation… le temps que je m habitue au clavier QWERTY ou que je retrouve un ordinateur qui parle français.

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Commentaires

chantal
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Coucou te voilà donc chez toi, maintenant tu as été baptisée. Gros Bisous.
Mum et JC

lim
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Désolé pour ce "tour de passe passe"! Drôle de ressemblance entre ton cas et le mien ici: https://lims.mondoblog.org/la-journee-la-plus-longue-de-ma-vie/
Le monde est petit hein!